Lexique climatologie générale

ABC Climato/Météo

LETTRE A :

- Adiabatique : qualifie un système qui n'a aucun échange de chaleur avec son environnement.
- Advection : déplacement sensiblement horizontal d'une masse d'air.
- Aérologie : étude de l'air et de ses propriétés physiques. L'aérologie est surtout une science de laboratoire par rapport à la météorologie, science de la nature. Cependant, le terme est parfois appliqué à l'étude de l'atmosphère libre par opposition à la météorologie qui traiterait plus spécialement de l'atmosphère géographique.
- Air : mélange gazeux principal constituant de l'atmosphère. Une loi française a reconnu en décembre 1996 le droit pour chacun de respirer un air qui ne nuise pas à la santé (loi sur l'air). Un réseau de surveillance de la pollution de l'air et d'information a été mis en place dans les grandes agglomérations.
- Albédo : fraction du rayonnement solaire réfléchie par les surfaces terrestres (neige, prairie, forêt, eau, etc.). Les surfaces de neige et de glace, les ergs de sable clair ont un albédo fort ; les surfaces aquatiques ou couvertes de végétation ont un albédo faible.
- Alizé : vent se produisant dans la basse troposphère allant des hautes pressions subtropicales vers les basses pressions équatoriales. Ils sont orientés du nord-est vers le sud-ouest dans l'hémisphère Nord et du sud-est au nord-ouest dans l'hémisphère Sud. Ils sont secs sur les continents comme l'alizé continental du Sahara méridional, appelé Harmattan. Après un certain parcours sur les océans, ils se chargent lourdement de vapeur d'eau. Les alizés peuvent franchir l'équateur, en changeant de direction sous l'effet de la force de Coriolis, et peuvent donner alors naissance, dans certaines conditions, à la mousson. En altitude, il existe parfois des vents de direction opposée à celle des alizés, ce sont les contre-alizés.
- Amplitude : différence entre des valeurs minimales et maximales d'un phénomène. L'amplitude thermique est l'écart entre deux valeurs extrêmes de température mesurées dans un intervalle de temps donné. On utilise ainsi l'amplitude diurne, l'amplitude annuelle, etc. L'amplitude écologique correspond à l'intervalle entre deux valeurs limites d'un facteur écologique donné pour un taxon.
- Anticyclone : région de hautes pressions atmosphériques où l'air est subsident. La circulation de l'air autour des anticyclones s'effectue en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord et dans le sens inverse dans l'hémisphère Sud. Des anticyclones quasi-permanents occupent les latitudes subtropicales comme l'anticyclone des Açores, ou des latitudes polaires comme au-dessus de l'Antarctique.
- Arctique : qualifie la zone situé au nord du cercle polaire boréal. Par extension, tout ce qui vient de l'Arctique et tout ce qui en présente des caractéristiques réalisées globalement dans l'Arctique : air arctique ; expulsion arctique ; front arctique : surface de discontinuité, dans l'air polaire ; glacier arctique : glacier de haute latitude dans lequel la température de la glace est très inférieure à 0°C.
- Aride : définit un milieu où l'évaporation potentielle dépasse les précipitations.
- Aridité : situation résultant du manque d'eau par suite de l'insuffisance des précipitations. C'est une notion indépendante de l'humidité : les déserts côtiers, arides, ont une atmosphère très humide et des condensations non négligeables (rosée). L'insuffisance des précipitations est définie par rapport aux besoins de la végétation et par rapport à l'écoulement (permanent, saisonnier, temporaire, occasionnel, nul). Cette insuffisance est en rapport avec le régime thermique : les pays froids malgré de faibles précipitations (100 à 250 mm) ne sont pas arides, l'évapotranspiration étant réduite. Les indices d'aridité sont établis en fonction du montant des précipitations, des moyennes de température et, parfois, de l'évaporation observée sur les appareils de mesure. De nombreux indices ont été proposés. L'indice xérothermique d'H.Gaussen est le nombre de jours secs compris dans les mois secs consécutifs de l'année ; la définition des jours et des mois secs est fixée d'après les températures, les précipitations et l'humidité relative. Ces indices permettent de délimiter les climats hyperarides (à pluies occasionnelles pouvant survenir après plus d'un an de sécheresse), arides (pluies occasionnelles mais survenant chaque année), semi-arides (pluies saisonnières), subhumides (malgré la sécheresse saisonnière, les nappes d'eau souterraines sont permanentes ainsi que la plupart des sources). Le terme subaride a été parfois utilisé dans le sens de semi-aride, voire de subhumide.
- Ascendance : mouvement de l'air à composante verticale du bas vers le haut provoqué par des reliefs (ascendance orographique), ou par réchauffement à la base (ascendance thermique) ou par des causes dynamiques.
- Austral : qualifie ce qui appartient à l'hémisphère situé au sud de l'équateur, et plus restrictivement ce qui est proche de l'Antarctique.
- Averse : précipitation intense et de courte durée.
- Azonal : qualifie un fait dont la distribution géographique n'est pas liée à la latitude. Contraire : zonal.

LETTRE B :

- Banquise : couverture étendue de la mer par des glaces résultant de la congélation de l'eau de mer.
- Beaufort (Échelle de -) : échelle de mesure de la vitesse du vent créée par l'amiral anglais Francis Beaufort (1774-1857). La vitesse du vent est mesurée sans tenir compte des rafales pendant dix minutes à une hauteur de 10 m au-dessus du terrain ou de la mer. Elle comporte douze degrés suivants.
Violente tempête103 à 11756 à 63[/tr]

Degrés Beaufort Terme descriptif Vitesse en km/h Vitesse en nœuds Observations au large et sur terre
0 Calme moins de 1 moins de 1 Mer d'huile, la fumée monte droit, les feuilles des arbres ne bougent pas
1 Très légère brise 1 à 5 1 à 3 Mer ridée, la fumée indique la direction du vent, les feuilles des arbres bougent à peine
2 Légère brise 6 à 11 4 à 6 Vaguelettes, on sent le vent au visage, le feuillage frémit
3 Petite brise 12 à 19 7 à 10 Petits "moutons", les drapeaux flottent, le feuillage s'agite
4 Jolie brise 20 à 28 11 à 15 Nombreux "moutons", les drapeaux claquent, la poussière et les papiers se soulèvent
5 Bonne brise 29 à 38 16 à 21 Vagues, embruns, les branches des arbres s'agitent
6 Vent frais 39 à 49 22 à 26 Lames, crêtes d'écume étendues, les fils électriques sifflent
7 Grand frais 50 à 61 27 à 33 Lames déferlantes, on peine à marcher contre le vent
8 Coup de vent 62 à 74 34 à 40 La crête des vagues part en tourbillons d'écume, on ne marche plus contre le vent, dégâts aux arbres et aux toitures
9 Fort coup de vent 75 à 87 41 à 47 Grosses lames, leur crête s'écroule et déferle en rouleaux
10 Tempête 88 à 102 48 à 55 Les embruns obscurcissent la vue, on ne voit plus rien...dégâts importants et lourds dommages aux forêts et aux bâtiments
11       Lames exceptionnellement hautes, mer couverte de barres d'écume blanche
12 Ouragan plus de 118 plus de 64 air plein d'écume et d'embruns, mer entièrement blanche, visibilité très réduite


- Blizzard : Tempête dont les vents violents en soulevant la neige réduisent la visibilité à moins d'un kilomètre.
- Boréal : qualifie ce qui appartient à l'hémisphère situé au nord de l'équateur et, plus restrictivement près du pôle Nord.
- Brise : vent qui s'établit localement par suite de différences de température. Les brises les plus fortes et les plus fréquentes sont les brises littorales et les brises orographiques. Les brises littorales comprennent deux directions alternées ; les brises de mer vers la terre ; dans la journée, la terre s'échauffe plus vite que la mer et l'air s'élève alors au-dessus de la terre créant ainsi une dépression qui appelle l'air maritime. En s'élevant, celui-ci se refroidit et de petits cumulus se forment ; les brises de terre se produisent dans la nuit lorsque la mer est plus chaude que la terre. Les brises orographiques connaissent la même alternance quotidienne. Les brises de vallée (ascendantes) se produisent lorsque le sol des fonds de vallée et des adrets réchauffe l'air qui s'élève et peut déterminer la formation de petits cumulus sur les sommets. Des brises de montagne (descendantes) se produisent la nuit et peuvent atteindre l'avant-pays au droit des grandes vallées. Pour les marins, le terme de brise est employé pour désigner des vents correspondant aux degrés 2 à 6 de l'échelle de Beaufort.
- Brouillard : aérosol dense de gouttelettes d'eau avec visibilité horizontale inférieure à 1 km. En fait, c'est un nuage dont la base est au sol. Le brouillard léger avec visibilité supérieure à 1 km est une brume. Les brumes sèches sont formées surtout par des poussières minérales naturelles ou non. Le mélange de poussières industrielles (fumées de combustion, etc.) et de gouttelettes d'eau donne un brouillard toxique, le smog (terme anglais). On appelle formations brumeuses des couches nuageuses peu épaisses, stratiformes, qui se forment à basse altitude ( 1 à 3 km) par temps anticyclonal. Les brouillards sont classés génétiquement ; leur épaisseur dépend de la turbulence des basses couches où ils se forment, mais si la turbulence devient forte, ils se dissipent après morcellement. On peut citer : les brouillards de rayonnement engendrés au contact du sol refroidi par rayonnement nocturne ; les brouillards de drainage ou brouillards d'évaporation produits par l'évaporation de l'eau plus chaude des lacs et des rivières au-dessous de l'air refroidi dans la nuit ; les brouillards d'advection se forment par afflux d'air humide sur une surface froide : si l'air chaud du continent se refroidit sur la mer (en été), on a un brouillard de mer ; en hiver, inversement, on a des brouillards de terre ou brouillards littoraux. Les brouillards d'inversion sont liés aux inversions thermiques, soit dans le domaine des déserts littoraux, soit en montagne (mer de nuages) : ce sont en réalité des formations brumeuses ; le garua du Pérou, brouillard d'inversion, entretient la végétation basse des lomas. L'évaporation partielle de la pluie engendrée par un front chaud provoque la formation d'un brouillard frontal au sein de l'air froid antérieur.
- Bruine : hydrométéore formé de très petites gouttes d'eau ne dépassant pas un demi-millimètre de diamètre, provoqué par la présence d'un stratus au-dessus du sol.
- Brume : brouillard léger avec visibilité supérieure à 1 km.

LETTRE C :

- Calmes équatoriaux : zone de vents faibles ou nuls située à proximité de l'équateur, avec un léger balancement sous l'effet du mouvement apparent du Soleil. Elle correspond à des mouvements ascendants des masses d'air à la rencontre des flux de l'hémisphère Nord et de l'hémisphère Sud.
- Calotte glaciaire : glacier très étendu et très épais, dont la surface est légèrement convexe et recouvre ou déborde la plupart des reliefs. Cette forme de calotte implique un modelé sous-glaciaire sans très forte pente et surtout un bilan nival nettement positif.
- Carbone : le dioxyde de carbone est considéré comme l'un des responsables de l'effet de serre, cause du réchauffement climatique. Afin de lutter contre celui-ci, on cherche à réduire l'émission du dioxyde de carbone par différentes mesures comme la taxe carbone adoptée par certains pays. On se préoccupe aussi d'en faciliter la fixation par les "puits de carbone" que sont les forêts.
- Carbone 14 : isotope radioactif naturel du carbone. Cet isotope se forme dans la haute atmosphère sous l'action des rayons cosmiques. Comme les végétaux absorbent du dioxyde de carbone par photosynthèse et les autres êtres vivants par leur nutrition, la teneur en carbone 14 demeure constante tant que l'organisme vit. A sa mort, le carbone 14 perd progressivement sa radioactivité, ce qui permet des datations absolues des restes organiques (tourbes, bois, coquilles, os...).
- Catabatique : se dit d'un vent descendant, par l'effet de la gravité, sur un versant ; il concerne généralement un air très refroidi, dont la densité est élevée. L'effet catabatique entraîne un réchauffement adiabatique, une accélération et une diminution rapide de l'humidité relative.
- Cataglaciaire : qualifie la période de décrue glaciaire et les phénomènes induits contemporains.
- Cellule : une cellule de circulation atmosphérique se caractérise par une source chaude où l'air est ascendant et une aire plus fraîche où l'air est subsident. Des mouvements horizontaux accompagnent ces mouvements verticaux. En surface, ces mouvements convergent des régions les plus fraîches vers les régions les plus chaudes et divergent dans la haute troposphère, des régions les plus chaudes vers les régions les plus fraîches.
- Cellule de Walker : appelée du nom du père de la théorie de la circulation cellulaire, G.T Walker, cette cellule atmosphérique équatoriale est placée entre une source chaude située en Indonésie (mouvement vertical ascendant de l'air) et une source océanique froide sur le Pacifique équatorial oriental (mouvement subsident de la masse d'air) liée aux upwellings ; l'air s'écoule d'est en ouest au sein des alizés le long de la zone équatoriale puis revient d'ouest en est en altitude. Les basses pressions et les hautes pressions respectives associés à la cellule de circulation de Walker sont les deux composantes de base de l'Oscillation australe qui détermine en particulier le développement du phénomène "El Nino" qui peut correspondre à une inversion de la circulation de la cellule de Walker.
- Cercles polaires : parallèles séparant zone tempérée et zone polaire dans chaque hémisphère. Ces lignes singulières, de latitude 66°33', correspondent aux lieux où le Soleil ne se lève pas à l'un des solstices.
- Changement climatique : l'analyse critique de milliers de données historiques sur les températures réparties sur l'ensemble du globe a dû prendre en compte les évolutions techniques des stations et des capteurs ainsi que les modifications de l'environnement des sites de mesure. Les résultats de cette très grande enquête montrent sans équivoque un réchauffement du système climatique de la Terre, un accroissement des températures moyennes mondiales de l'atmosphère et de l'Océan, la fonte des glaces et de la neige ainsi qu'une élévation du niveau moyen de la mer. Le changement climatique dépend des variations de nombreux facteurs, parmi lesquels des paramètres orbitaux qui déterminent la position relative de la Terre par rapport au Soleil avec des cycles de plusieurs milliers d'années. Mais à une échelle humaine, c'est principalement l'effet de serre qui provoque un réchauffement global dont l'ampleur et les conséquences restent difficiles à prévoir à brève comme à moyenne ou longue échéance.
- Changement global : le changement global comprend l'ensemble des modifications qui sont provoquées sur la Terre essentiellement par le changement climatique. Celui-ci est accompagné de changement de la composition de l'atmosphère, de l'élévation du niveau de la mer, de la modification du fonctionnement de nombreux éco-systèmes et de la répartition des espèces ainsi que de la perturbation des activités humaines. On a en particulier déjà constaté des modifications dans la phénologie des espèces végétales, la fonte du permafrost dans les hautes latitudes. Les études scientifiques se sont récemment multipliées pour en analyser les mécanismes, en prévoir les conséquences et en pallier les effets dans la mesure du possible.
- Climat chinois : climat subtropical azonal des façades orientales des continents, frais et peu pluvieux en hiver ; très chaud et avec de fortes précipitations en été. Il affecte le sud du Japon, le sud-est de la Chine, le sud-est de l'Australie et le nord de la Nouvelle-Zélande, le sud du Natal, les pays de la Plata et le sud-est des États-Unis. L'appellation de climat chinois a parfois été critiquée puisque ce climat est loin d'affecter toute la Chine, mais le substitut proposé du climat cantonais n'a guère eu de succès.
- Climogramme : polygone fermé tracé sur des axes de coordonnées dont les sommets figurent successivement les températures moyennes et le total des précipitations mensuelles.
- Condensation : passage de la vapeur d'eau à l'état liquide ou solide. En météorologie, le passage à l'état solide (neige, grêle) ou solidification est assimilé à la condensation. La condensation se produit par refroidissement aux abords du point de rosée pour des valeurs proches de la saturation (100 % d'humidité relative), en fonction de la teneur de l'air en noyaux de condensation. La condensation dans la masse (refroidissement par détente ou par mélange avec un air plus froid) donnent des gouttelettes ou des cristaux fins en suspension dans l'air : ce sont les nuages, les brouillards, la brume. La condensation par contact (principe de la paroi froide) donne la rosée, liquide, ou la gelée blanche, solide, selon la température du substrat. Les brouillards givrants alimentent le givre par des gouttelettes en surfusion qui se déposent en cristallisant sur les végétaux, les rochers, les objets fixes ou mobiles : c'est le phénomène du givrage néfastes aux aéronefs et aux lignes électriques aériennes.
- Congélation : passage de l'eau de l'état liquide à l'état solide.
- Continental : se dit d'un climat à forte amplitude thermique, qui concerne les régions éloignées des océans. La continentalité est un caractère relatif : le climat de l'Alsace ou de la Franche-Comté est plus continental que celui des autres régions françaises, mais bien moins que les climats d'Europe orientale ou de Russie. Les climats de Sibérie ou de Mongolie sont parfois désignés comme ultra-continentaux.
- Continentalisation : accentuation des caractères continentaux notamment thermiques du climat.
- Contre-alizé : courant atmosphérique de direction opposée à celle des alizés et qui souffle au-dessus d'eux.
- Convection : mode de transfert de la chaleur par déplacement vertical de l'air.
- Convergence : mouvement de deux masses d'air se dirigeant l'une vers l'autre. La ligne de convergence est le siège d'ascendances compensatrices engendrant des précipitations. La zone de convergence intertropicale correspond à la zone de convergence de masses d'air originaires de l'hémisphère boréal et de l'hémisphère austral. Elle se déplace au cours de l'année d'un hémisphère à l'autre, selon le mouvements apparent du soleil, mais avec un certain retard par rapport à celui-ci.
- Courant-jet : courant atmosphérique particulièrement rapide situé à plus de 6000 m d'altitude dans la troposphère ou dans la stratosphère. Le plus connu des courants-jets troposphériques est le courant jet subtropical dont l'intensité et la trajectoire, en se modifiant, entraînent d'importantes répercussions climatiques.
- Cryosphère : ensemble de l'eau de la planète Terre à l'état solide. La cryosphère comprend les banquises, les glaciers, la neige et l'eau des pergélisols. Son rôle paraît important dans l'équilibre climatique de la planète et justifie les programmes d'étude actuellement mis en oeuvre pour connaître l'évolution de la cryosphère, notamment en utilisant les satellites canadiens Radarsat et européens ERS et Envisat.
- Cumulonimbus, Cumulus : nuage à développement vertical.
- Cyclogenèse : formation et développement d'un cyclone ou d'une dépression.
- Cyclone : perturbation atmosphérique mobile organisée autour d'un centre de basse pression. Le terme de cyclone n'est guère utilisé que pour la zone tropicale et ses marges : pour les perturbations du front polaire intéressant la zone tempérée, on parle de dépressions cycloniques ou simplement de dépressions.

LETTRE D :

- Danubien (Climat -) : type de climat tempéré de façade occidentale, à tendances méditerranéennes (été chaud mais moins sec que l'hiver) avec deux maximums de pluie de printemps et d'automne. C'est climat des plaines intra-alpines d'Europe entre Aquitaine et Moldavie. Le climat danubien s'étend, en particulier, à toute la plaine du Pô. C'est le climat des cultures associées de blé et de maïs aux étés orageux et voilés d'une brume à forte réverbération. Il se prête sur les terres qui retiennent bien l'eau aux rizières à très haut rendement (Piémont, Puzta de l'Hortobagy en Hongrie). Il se dégrade par apparition d'une sécheresse de fin d'été dans le bassin Gétique, en Roumanie, zone de transition avec le climat ukrainien. Les hivers sont plus froids dans le bassin panonnien (-1°C de moyenne de janvier) et surtout dans le bassin Gétique (-4°C à Bucarest) que dans la plaine du Pô où la moyenne de Janvier reste supérieure à 0°C. Mais les étés sont très comparables avec des moyennes de juillet comprises entre +23 et +25°C. Les précipitations sont comprises, en plaine, entre 500 et 700 mm.
- Déglaciation : phase de retrait d'un appareil glaciaire ou phase cataglaciaire.
- Dépression barométrique : elle est définie par des isobares fermés autour d'un centre de basses pressions et par une ascendance des masses d'air. Les dépressions des moyennes latitudes sont mobiles.
- Désert : originellement, lieu inoccupé par l'Homme. Mais si l'adjectif conserve ce sens, le nom s'applique en géographie à des régions aux précipitations très faibles, inférieures à l'évaporation potentielle et sans écoulement superficiel permanent. A l'exception du Sahara et de son annexe arabique, la plupart des déserts (Kalahari, Australie, Asie centrale, etc.) sont des pays semi-arides à précipitations comprises entre 50 et 100 mm et couverts de steppes plus ou moins denses ; le terme de désert recouvre donc des domaines climatiques très différents : hyperarides, arides, semi-arides, délimités différemment, selon les auteurs, par des indices climatiques. Les conditions thermiques, l'importance et la répartition saisonnière des précipitations permettent de classer les déserts en déserts tropicaux et subtropicaux à très fortes chaleurs estivales (type sénégalien, saharien, syrien) et sans hiver notable, déserts tempérés et froids à forte amplitude thermique et hiver froid (types malien, turkmène, patagonien), déserts côtiers à faible amplitude thermique (type péruvien), déserts d'altitude (type thibétain, bolivien. Un autre classement tient compte des causes de la sécheresse : déserts subtropicaux liés à la subsidence dynamique dans les anticyclones subtropicaux (Sahara, Kalahari, Australie), déserts d'abri liés à la subsidence par effet de foehn (Patagonie, Asie centrale, bassins intramontagnards des Andes, des Rocheuses, de l'Iran, etc.), déserts côtiers ou littoraux liés à la subsidence thermique engendrée par les eaux des courants froids littoraux ou des remontées d'origine profonde (upwelling).
- Dorsale atmosphérique : région allongée de l'atmosphère où la pression est supérieure à celle des régions voisines à une même altitude.

LETTRE E :

- Easterlies : vents d'est tropicaux. Synonyme d'alizés.
- Ecliptique : grand cercle de la sphère céleste décrit par la Terre dans sa révolution autour du Soleil. Le plan de l'écliptique forme un angle de 23°27' avec le plan de l'équateur terrestre.
- Effet de serre : échauffement de la basse atmosphère dû à l'absorption différentielle du rayonnement solaire et du rayonnement terrestre par les gaz de l'atmosphère. L'énergie solaire qui parvient au sol est réfléchie ou absorbée. Lorsqu'elle est réémise par la Terre, sa longueur d'onde est plus grande et certains gaz présents dans l'atmosphère - vapeur d'eau, méthane, dioxyde de carbone, oxyde nitreux, ozone - peuvent retenir, quelques temps, la chaleur émise par la Terre. Cet effet de serre garantit une température moyenne globale de 15°C. Cette température tomberait à -18°C sans lui. L'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre empêche la dissipation de la chaleur terrestre vers l'espace et provoque un réchauffement du climat mondial.
- Efficacité d'une pluie : indique quelle partie de l'averse, n'étant ni interceptée, ni infiltrée, ni évaporée, a ruisselé directement sur le sol jusqu'à la rivière. Quand une pluie permet ce ruissellement, elle est dite pluie efficace.
- Embâcle : amoncellement d'objets flottants, glaçons après la débâcle due au dégel, arbres arrachés par une crue, grumes et billes de flottage, dans un resserrement du lit d'un cours d'eau. Barrant le courant, ils peuvent provoquer des inondations et des crues d'embâcle à leur aval s'ils cèdent brusquement.
- Embrun : projection d'eau de mer pulvérisée par suite du déferlement sur les falaises ou les rochers de la côté, ou par l'écrêtement des vagues par vent violent.
- Englacement : établissement des conditions glaciaires sur une région ; période pendant laquelle se produit le phénomène. Fait d'être recouvert de glace.
- Enneigement : importance de la couche de neige en durée et en hauteur.
- ENSO (El Nino Southern Oscillation) : à l'origine, courant océanique d'eaux tropicales chaudes se manifestant au cours de l'hiver boréal le long des côtes du Pérou et modifiant en conséquence le climat côtier aride associé au courant de Humboldt. Habituellement, des basses pressions atmosphériques sont situées au-dessus du Pacifique de l'ouest et de hautes pressions la sont au-dessus du Pacifique du sud-est. Les alizés soufflent alors vers l'ouest où ils provoquent des fortes précipitations. Les eaux chaudes entraînées vers l'ouest provoque alors une surélévation du Pacifique occidental et de fortes pluies au large de l'Australie. Le phénomène El Nino qui se produit certaines années inverse cette situation et les remontées d'eaux froides ou upwellings ne se produisent plus le long de la côte péruvienne. Les conséquences de ce renversement sont considérables sur la faune marine, les poissons ne trouvant plus d'aliments, s'éloignent des côtes péruviennes, les oiseaux de mer meurent, faute de poissons et des pluies diluviennes s'abattent sur le Pérou, entraînant des inondations catastrophiques. El Nino est la manifestation la plus spectaculaire d'une oscillation climatique plus ou moins cyclique induite par l'interaction entre l'atmosphère et l'océan Pacifique tropical austral, l'oscillation australe ou ENSO (El Nino Southern Oscillation). Les manifestations de l'oscillation australe ne se limitent pas à la côte péruvienne et affectent une grande partie de la circulation atmosphérique mondiale. Le nom d'El Nino désigne aujourd'hui la phase du cycle où l'on observe des anomalies climatiques à une échelle planétaire : déficience de la mousson asiatique, intensification des alizés de l'Atlantique, sécheresse (Sécas) dans le nord-est du Brésil, déplacement des cyclones tropicaux du Pacifique vers la Polynésie, etc. Le terme de La Nina désigne couramment aujourd'hui la pahse inverse du cycle. L'ENSO de 1983 a été particulièrement remarquable par son intensité et sa durée : il fut suivi par un phénomène analogue dans l'océan Atlantique (courant du Benguela) en 1984. Celui de 1972 fut directement responsable de l'extinction quasi totale de la pêche d'anchois au Pérou, la première du monde par son tonnage, mais qui était déjà gravement fragilisée par une surexploitation évidente. La chronologie d'El Nino a pu être reconstituée jusqu'au XVIème siècle par l'étude des archives des missions espagnoles. L'augmentation constatée de la fréquence et de l'intensité des manifestations de l'ENSO dans la deuxième moitié du XXème siècle est parfois considérée comme l'une des manifestations du réchauffement climatique d'origine anthropique.
- Ensoleillement : durée pendant laquelle le soleil brille en un lieu donné. Elle est exprimée en heures par jour, par mois ou par an.
- Equateur : grand cercle de la sphère terrestre situé dans un plan orthogonal à l'axe des pôles. On appelle équateur thermique la ligne où sont observées les plus hautes températures moyennes du globe ; on peut tracer un équateur thermique annuel et des équateurs thermiques de janvier, de juillet, etc. Aucune de ces lignes ne coïncide avec l'équateur géographique.
- Evaporation : passage de l'état liquide à l'état de vapeur ou à l'état gazeux. La neige et la glace (état solide) peuvent aussi se transformer directement en vapeur d'eau : c'est alors la sublimation. Une partie de la dissipation des eaux superficielles ou contenues dans le sol se fait par des processus biologiques d'évapotranspiration végétale surtout et animale. L'ensemble des déperditions biologiques et physiques du sol en vapeur d'eau est appelée évapotranspiration. L'évapotranspiration potentielle, notion théorique, est l'évaporation maximale d'une surface donnée si le sol était continuellement ravitaillé en eau. Cette notion abstraite néglige deux faits : a) les processus biologiques et physiques d'autorégulation qui ralentissent l'évaporation quand l'eau devient rare ; b) la modification radicale de la couverture végétale qui découlerait de la permanence des ressources en eau. L'évaporation potentielle est celle qui se produit sur les surfaces d'eau libre ; sa valeur dépend aussi du volume et de la profondeur des eaux qui règlent leur température au fil des saisons et la valeur variable de l'évaporation. Des valeurs approchées sont fournies par les évaporomètres et atmomètres. Les bas d'évaporation à eau libre et les lysimètres ou casiers lysimétriques (casiers étanches avec sol et végétation évetuelle) permettent des mesures d'évaporation plus proches de la réalité.
 
LETTRE F :

- Foehn : vent catabatique chaud et sec des Alpes suisses et autrichiennes. Les caractères thermiques et hygrométriques du foehn sont liés à la subsidence qui réchauffe l'air et diminue son humidité relative ; sa violence est due à l'effet de canalisation par les vallées, et surtout à la descente depuis les crêtes vers la plaine -effet catabatique). L'effet asséchant du foehn est préparé par la diminution de l'humidité absolue de l'air ascendant sur le versant au vent, au bénéfice de précipitations orographiques. Au-delà de la crête, les nuages se dissipent rapidement ; leur front sous le vent est appelé mur de foehn. Dans un air instable, les nuages peuvent réapparaître en couverture continue de l'autre côté de la chaîne, laissant au-dessus de celle-ci et de son piémont une éclaircie longitudinale nommée oeil de foehn. Les ondulations verticales provoquées par le relief déterminent une alternance d'ascendances et de subsidences en vagues. Leur position fixe est en rapport avec la hauteur de la chaîne et la vitesse du vent en altitude. Des nuages lenticulaires (nuages stratiformes au profil de lentilles ou altocumulus lenticularis) et des nuages de rotor matérialisent ces ondes.
- Forçage climatique : terme récent qui désigne les facteurs externes qui agissent sur l'état et la dynamique du "système climatique". Dans le contexte des débats concernant le changement climatique, le terme désigne surtout les forçages liés au bilan radiatif de la planète, d'origine naturelle (forçage solaire) ou anthropique. Le forçage lié aux modifications anthropiques de la composition de l'atmosphère (par l'émission de gaz à effet de serre principalement) représente une augmentation du bilan radiatif terrestre de l'ordre de 2 à 3 W.m-² ; il est considéré comme le facteur le plus important du changement climatique contemporain.
- Front : zone séparant deux masses d'air d'origine différente ; les cartes météorologiques figurent les lignes de front, intersection de la surface frontale et de la surface du globe terrestre. Un front chaud est la surface de glissement sur laquelle s'avance l'air chaud qui s'élève en repoussant l'air froid inférieur qu'il lamine ; un front froid est la surface sous laquelle l'air froid soulève l'air chaud en le repoussant. Le passage d'un front chaud est suivi d'un réchauffement ou d'un redoux (en hiver) ; celui d'un front froid d'un refroidissement ou même d'une vague de froid. Le front polaire sépare les masses d'air polaire et les masses d'air tropical ; on distingue parfois un front arctique au sein de l'air polaire. Enfin, la bande zonale de perturbations tropicales est parfois appelée front intertropical (FIT). Il y a frontogénèse quand une masse d'air commence à repousser une autre masse d'air de caractères différents. Inversement, l'égalisation des caractères thermiques de deux masses d'air en contact fait disparaître le front : c'est la frontolyse. La théorie des fronts due à l'école norvégienne de météorologie a fait récemment l'objet de critiques qui accordent le rôle principal à des dépressions engendrées par des tourbillons dans le courant-jet.
 
LETTRE G :

- Gel : transformation de l'eau de l'état liquide à l'état solide (glace) au voisinage de 0°C, où congélation. On appelle jour de gel celui où la température reste constamment négative et jour de gelée celui où, après un minimum négatif, on enregistre cependant un maximum positif.
- Gelée : abaissement de la température au-dessous du point de congélation de l'eau.
- Gelée blanche : solidification de la vapeur d'eau sur le sol et ce qu'il supporte (végétation) par température négative ; la vapeur d'eau se transforme directement en cristaux.
- Gélisol : sol gelé. Le dégel de la partie superficielle donne un sol mou ou mollisol. Le pergélisol est la tranche profonde gelée en permanence. L'action de la glace dans le sol est en rapport avec la forme qu'elle y prend ; les aiguilles de glace superficielles sont les pipkrakes qui remuent peu de choses ; les fentes de glace correspondent à des fissures verticales dans le sol dues au gel rapide et remplies de glace. Les lentilles de glace créent des formes groupées sous le vocable de tertres de toundra : collines isolées dont l'intérieur est formé de glace pure ou mêlée à des matériaux meubles ; leurs dimensions sont de plusieurs mètres à plusieurs décamètres de diamètre et de 1 à 80 m de hauteur. Parmi les tertres de toundra, on distingue d'abord les hydrolaccolites vrais, dont l'eau gelée provient d'une source profonde, puis les pingos formés par des lentilles de glace fossile ou par la ségrégation de la glace à la suite des infiltrations dans un substratum minéral poreux et les palses développés dans les tourbières par les mêmes processus que les pingos. Le dégel partiel d'un pergélisol épais crée en surface des cavités où les eaux superficielles peuvent s'accumuler et s'infiltrer là où la glace a disparu. Le modelé anarchique qui en résulte, analogue à celui du karst, a d'abord été appelé cryokarst, puis thermokarst car il est dû au réchauffement qui entraîne le dégel.
- Giboulée : averse de courte durée où peuvent se mêler pluie, grêle ou neige.
- Givre : condensation de la vapeur d'eau à la surface des végétaux et des roches par température négative.
- Glaciation : période durant laquelle les conditions climatiques conditionnent l'établissement, la progression puis le recul d'appareils glaciaires importants. La répétition des glaciations fait l'originalité du Pléistocène, mais il a existé aussi des glaciations plus anciennes, notamment au Précambrien et au Cambrien.
- Grain : perturbation courte, souvent orageuse, avec le plus souvent une accélération et un changement de direction du vent.
- Grêle : précipitation de globules de glace de 5 à 50 mm de diamètre.
- Grésil : précipitation faite de gouttes de pluie congelées dont les granules ont moins de 5 mm.
- Guinéen (climat -) : climat chaud à pluies constantes (1800 à 3000 mm), fréquent aux abords de l'équateur ; appelé parfois, mais improprement "climat équatorial". Extension : côtes nord du golfe de Guinée, cuvette congolaise, Amazonie, Nouvelle-Guinée, Bornéo.
- Gulf Stream : grand courant chaud de l'Atlantique nord issu du golfe du Mexique et se dirigeant vers le nord-est jusqu'au nord de la Norvège et contribuant à maintenir toute l'année hors des glaces le port de Mourmansk.
 
LETTRE H :

- Harmattan : vent de nord-est, chaud et sec, chargé de sable et de poussières, soufflant sur l'ouest de l'Afrique.
- Hivernage : dans les pays tropicaux on appelle hivernage la saison des pluies qui correspond à l'été astronomique.
- Humidité de l'air : quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air. L'humidité absolue s'exprime en grammes de vapeur d'eau contenus dans un mètre cube d'air. L'humidité relative est le pourcentage entre la teneur réelle de l'air en vapeur d'eau et la teneur maximale que l'air pourrait contenir dans les mêmes conditions de température et de pression.
- Hydrométéore : phénomène atmosphérique constitué par des particules d'eau : pluie, neige, grêle, brouillard, embrun, rosée, etc.
 
LETTRE I :

- Inlandsis : très grand glacier couvrant de vastes étendues terrestres. L'antarctique et le Groenland possèdent les deux inlandsis actuels.
- Interglaciaire : phase de disparition ou de recul considérable des glaciers mise en rapport avec un réchauffement du climat ; période séparant deux glaciations, désignée soit par la réunion du nom des glaciations encadrantes soit par des appellations particulières. On prouve l'existence d'une période interglaciaire par la présence de formes interglaciaires, dont les plus remarquables sont les loess, intercalées entre des dépôts glaciaires, ou par l'altération de certains niveaux des morainiques et des loess, qui indique une pédogenèse active et prolongée, donc le retrait du glacier.
- Intertropical : qualifie l'espace compris entre les tropiques Nord et Sud.
- Islandais ou Islandien (climat -) : type de climat froid hyperocéanique caractérisé par la fréquence des perturbations et des précipitations et par une faible amplitude thermique. C'est le climat du lit des dépressions du front polaire. On le trouve surtout dans les îles australes : Kerguelen, Macquarie, etc., entre 40° et 50° de latitude Sud, et au voisinage de l'île éponyme dans l'Atlantique Nord.
 
LETTRE L :

- Limite des neiges persistantes : limite au-dessus de laquelle la couverture neigeuse persiste toute l'année.
 
LETTRE M : 

- Marin : vent du sud ou du sud-est en Méditerranée française.
- Masse d'air : partie limitée de la troposphère dotée de caractères thermiques et hygrométriques bien tranchés par rapport aux parties voisines dont elle est séparée par des surfaces de discontinuité appelées fronts. On distingue deux grands types de masses d'air : tropical et polaire. L'air équatorial est un air tropical très humide et instable ; l'air arctique est un air polaire très froid. Les masses d'air sont définies selon leur origine maritime ou continentale, leur température, leur instabilité. Une masse d'air stagnante ou non peut dégénérer par tropicalisation, continentalisation, etc.
- Maximum glaciaire : extension la plus forte d'une glaciation, repérable par le vallum morainique le plus externe ou par la laisse glaciaire ; par simplification, période du Pléistocène durant laquelle les glaciers ont connu leur plus grand développement et ont déposé les moraines externes des piémonts (soit le Riss pour les glaciations alpines). Morphologiquement, il est fondamental de remarquer que le maximum glaciaire a effacé les traces des glaciations antérieures, qui ne peuvent donc être reconnues que par des formations subordonnées (fluvioglaciaires) ou supposées telles.
- Méditerranéen (climat -) : les climats méditerranéens se rencontrent autour de la mer Méditerranée et, par extension, sur les façades occidentales des continents vers 30°-40° de latitude. Il se caractérise par la sécheresse de l'été et la relative douceur des hivers (moyennes mensuelles des mois froids entre +8 et +15°C). Les précipitations, d'abondance assez variable, y sont intenses et souvent longues, déterminant une forte érosion des sols et des crues catastrophiques. Autour de la Méditerranée, le climat méditerranéen présente une assez grande diversité, avec une intensité et une durée variables de la sécheresse d'été (notamment entre les rives Nord et Sud), et un gradient de continentalité marqué des côtes atlantiques du Portugal et du Maroc à la Méditerranée orientale ; la répartition saisonnière des précipitations présente des types à deux maximums (d'automne et de printemps) ou un seul maximum d'hiver. Les climats de type méditerranéen des côtes occidentales à courant froid (Californie, Chili central, Australie, Maroc atlantique) se distinguent par des étés relativement frais et brumeux quoique sans véritables pluies, un maximum de précipitations d'hiver.
- Mistral : vent violent de secteur nord soufflant dans la vallée du Rhône, en Provence, dans les provinces du levant espagnol (Valence, Alicante, etc.).
- Mousson : vent de sud-ouest soufflant en été dans l'océan indien. Le sens du mot a été peu à peu étendu :
1/ Vents saisonniers alternés de l'océan indien : mousson d'été (du sud-ouest) et mousson d'hiver (ou alizé du nord-est).
2/ Vents saisonniers alternés de l'Asie du sud-est depuis l'Inde jusqu'au Japon.
3/ Saisons pendant lesquelles soufflent ces vents.
4/ Flux alternant de façon saisonnière en d'autres contrées que l'Asie.
5/ Flux équatorial d'ouest à sud-ouest en Afrique occidentale, remplaçant l'alizé ou harmattan pendant la saison des pluies.
Le nom de mousson stratosphérique a été appliqué au flux zonal inversé saisonnièrement et décelé en altitude. Le terme pseudo-mousson a été proposé pour tous les vents et flux alternés qui ne concernent pas l'Asie du sud-est.
 
LETTRE N : 

- Nébulosité : quantité de nuages occupant le ciel. Elle s'évalue en octas, c'est à dire en huitièmes de la voûte céleste.
- Neige : précipitation lente sous forme de cristaux de glace hexagonaux ou étoilés souvent rassemblés en flocons. Les tempêtes de neige mettent souvent en jeu la neige précipitée et de la neige reprise au manteau neigeux recouvrant le sol, ce qui rend difficiles les mesures de précipitations nivales. La mesure de la neige tombée ou nivométrie se fait soit sur une table à neige (hauteur de la couche), soit dans un pluviomètre ou dans un nivopluviomètre totalisateur (hauteur d'eau de fusion). La nivosité ou part de la neige dans les précipitations se précise par le coefficient de nivosité ou coefficient nivométrique (% tiré des observations quotidiennes sur la nature des précipitations). L'enneigement est l'importance de la couche de neige, ou tapis nival, en durée et en hauteur. A partir d'une certaine altitude, ou limite des neiges persistantes (ou permanentes), la couche de neige, plus ou moins continue selon la saison ou l'année, dure toute l'année. La fusion superficielle suivie de regel donne de la neige tôlée ou croûteuse, la fusion profonde : la neige pourrie ; la prolifération d'algues microscopiques (diatomées, etc.) donne des neiges colorées : brunes, jaunes, rouges, vertes. Les névés des pays tempérés secs subtropicaux se transforment par sublimation et fusion en champs d'aiguilles hautes de 0,40 à 3 m appelées pénitents de neige. La neige est accumulée par le vent en congères (amas aplatis ou allongés sous le vent d'un obstacle : relief, rocher, arbres) et en corniches (amas en surplomb sous le vent d'une crête). Dans les pays froids peu élevés, la neige accumulée persiste dans les vallons alors que les interfluves sont déneigés : c'est la neige-galerie (par analogie avec la forêt-galerie). La neige comprimée par accumulation et vieillissement avec fusions temporaires éventuelles se transforme en névé formé de grains de glace non cimentés. L'avalanche est la descente brusque de la neige sur un versant ; elle aboutit à une accumulation de neige et de débris arrachés au versant (roches, sol, végétaux) dite culot d'avalanche, entouré de boules de neige tassée de 0,1 à 1 m de diamètre appelées grelots d'avalanche. On distingue les avalanches en plaques (minces et larges) des avalanches en coulées (épaisses et étroites), les avalanches humides de neige dense à fort pouvoir érosif des avalanches sèches ou poudreuses de neige peu dense à pouvoir brisant mais peu érosif et des avalanches de fond qui entraînent, avec une neige humide, une partie du substratum. Les avalanches dénudent et érodent des couloirs d'avalanches façonnés ensuite pendant la saison chaude par des chutes de pierres et le ravinement. Le cône d'avalanche est une construction mixte comprenant les résidus de fusion du culot et les apports solides ultérieurs (éboullis, déjections, etc.).
- Néoglaciaire : récurrence froide marquée dans les chaînes de type alpin par la réapparition de glaciers de langue ou de glaciers de cirque qui ont laissé de très abondantes moraines (glaciaire des hauteurs) ; il pourrait être parallélisé soit avec l'épisode tardiglaciaire des salpausselka (8800-7800 BP), soit avec la péjoration sub-boréale du climat (2500 BP) révélée par les analyses polliniques sur les piémonts.
- Névé : état de la neige évoluée dans laquelle les cristaux de neige sont devenus, par tassement ou fusion partielle, des cristaux ou grains de glace. Par grossissement des cristaux et imbibition par les eaux de fonte, la densité de la neige y croît régulièrement avec la profondeur, mais elle conserve une porosité notable. Unité d'accumulation à l'amont des appareils glaciaires, occupant le cirque ; le névé y est superposé à la glace vive qu'il recouvre en tout ou partie selon les années. Au-dessous de la ligne de névé, il ne subsiste plus de névé à la fin de la période d'ablation.
- Nimbo-stratus : nuage épais, sombre, masquant complètement le Soleil qui est souvent à l'origine de pluies.
- Normale : moyenne des mesures effectuées pendant une durée de trente année consécutives.
- Nuage : masse de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension dans l'air (aérosol) et sans contact avec la surface du sol. Les panaches nuageux ou nuages orographiques accrochés au vent d'un relief, les nuages en bannière sous le vent d'un haut sommet escarpés sont en contact avec le relief, mais ne reposent pas sur le sol. La classification des nuages est difficile à cause des variétés de transition. On sépare d'abord les nuages élevés de glace en aiguilles, transparents, du type cirrus (cirrostratus, cirrocumulus). Les nuages d'eau en gouttelettes sont divisés d'après leur développement vertical en cumulus opaques à cause de leur forte épaisseur (alto-cumulus et strati-cumulus en couche moyenne ; cumulus congestus ou cumulus castellanus parfois terminés en enclume et de grande hauteur) et en stratus à faible développement vertical et translucides (altostratus, nimbostratus). Les cumulonimbus, nimbostratus de couleur ardoisée contiennent des gouttes de pluie. Les nuages déchiquetés sont des fracto-cumulus. Les nuages sont associés aux perturbations en systèmes nuageux. Dans une perturbation cyclonique normale, on discerne le corps, compact, qui coiffe le point triple et le secteur chaud, où la base des nuages ou plafond nuageux est à basse altitude, la tête ou ciel de tête en avant de la ligne de front chaud, avec sa gamme de cirrus, la traîne dans le secteur froid postérieur instable avec ses cumulus bourgeonnants, la marge au-delà du point triple avec des nuages élevés fluctuants : cirrus, etc.
 
LETTRE O :

- Occlusion : expulsion en altitude de l'air chaud dans une dépression cyclonique.
- Océanique : se dit d'un climat à faible amplitude thermique comme celui des îles. Aux latitudes extratropicales, les précipitations des climats océaniques sont à maximum hivernal.
- Onde de Rossby : oscillation d'échelle planétaire due à la force de Coriolis qui tend à ramener à sa position d'origine toute particule soumise à un déplacement méridien ; les ondes de Rossby interviennent avec une importance tout particulière dans la dynamique de l'atmosphère et de l'Océan. La propagation de ces ondes au sein d'un fluide en mouvement répond à la nécessité dynamique de la loi de conservation du rotationnel de la vitesse horizontale (tourbillon) ; on peut les visualiser dans l'atmosphère par exemple dans l'alternance des cellules de Haute pression et de Basse pression que contournent les courants-jets de la circulation d'altitude des grands vents d'ouest aux latitudes tempérées et dont le dispositif détermine les types de temps. Dans l'Océan, les ondes de Rossby ont une très grande gamme d'échelles spatiales ; elles sont responsables en particulier des méandres que l'on observe dans les courants des bords ouest des océans (Kuro Shio/Gulf Stream). Les ondes de Rossby jouent un rôle fondamental dans la redistribution et la diffusion à grande échelle de l'énergie dans l'Océan et dans la dynamique équatoriale du Pacifique par retour des eaux vers l'ouest en réflexion des ondes de Kelvin.
- Optimum climatique : oscillation climatique postglaciaire relativement chaude et sèche en Europe méridionale (dite aussi xérothermique) qui a duré de -9000 à -5000 ( du Boréal à l'Atlantique) pendant laquelle les espèces xérophiles et thermophiles ont gagné du terrain.
- Orage : perturbation avec précipitations accompagnée de phénomènes électriques (éclair, foudre, tonnerre) se développant dans de l'air instable à l'intérieur de cumulonimbus à grand développement vertical. Les grains sont souvent orageux ainsi que les tornades tropicales. Les cloudburst (= éclatement de nuages) sont de violents orages des États-Unis développés dans l'air tropical humide sous des invasions surplombantes.
- Oscillation (climatique) : variation climatique de la période tardiglaciaire et postglaciaire intéressant essentiellement la température et ayant des conséquences sur la position du front du glacier comme sur l'écologie animale et végétale ; certaines sont positives (oscillation d'Alleröd, optimum climatique), d'autres sont négatives (oscillation de Langeland, oscillation du Belt).
- Oscillation australe : rééquilibrage planétaire entre les champs de pression atmosphérique au-dessus de l'Indonésie d'une part et du Pacifique Sud-Est (anticyclone de l'île de Paques) d'autre part. Lorsque les valeurs de la pression tendent à s'élever au-dessus du Pacifique Sud-Est, elles tendent à diminuer au-dessus de l'Indonésie et le niveau des précipitations varie en sens inverse. Les phases négatives de l'oscillation australe, baisse de la pression au sein de l'anticyclone du Pacifique Sud-Est et affaiblissement des alizés correspondant, sont étroitement associés au développement du phénomène El Nino. L'expression ENSO a été forgée par les anglo-saxons pour se référer à l'ensemble du phénomène El Nino considéré à son échelle planétaire. Les valeurs de l'indice mensuel de l'oscillation australe sont déterminées à partir des anomalies mensuelles de la pression atmosphérique à Darwin (nord de l'Australie) et à Tahiti respectivement.
- Oscillation nord-atlantique (NOA) : mode de variabilité du climat affectant l'Atlantique Nord et l'ensemble des régions bordières. La NAO a été décrite très tôt par les missionnaires danois qui ont noté l'opposition de phase entre hivers froids et hivers doux dans l'Arctique (Groenland, Canada oriental) et sur l'Europe septentrionale et centrale. Dès le XIXIème siècle, elle a été étudiée scientifiquement et définie en lien avec les variations de la différence de pression atmosphérique des mois d'hiver sur le domaine subarctique (Islande) et le domaine subtropical (Açores, Madère, Portugal) de l'océan Atlantique. La phase positive de la NAO (différence de pression élevée) se traduit par une fréquence et une intensité accrues des circulations perturbées sur l'Atlantique Nord et l'Europe du Nord-Ouest, avec des hivers doux et arrosés. La phase négative est marquée par une circulation perturbée moins fréquente et moins forte, des hivers froids et secs sur l'Europe du Nord et l'Europe centrale, des hivers plus arrosés sur l'Europe méditerranéenne. Les liens entre la NAO, la circulation océanique (Gulf-Stream et Dérive Nord-Atlantique) et le changement climatique contemporain en Europe suscitent un regain d'intérêt pour ce phénomène classique.
- Ouragan : dépressions atmosphérique accompagnée de vents très violents. Ce terme qualifie les cyclones tropicaux d'une grande violence dans l'océan Atlantique de l'Ouest et dans l'océan Pacifique du Nord-Est. L'échelle Saffire-Simpson utilisée en Amérique classe les ouragans en conq catégories. 
La première catégorie comprend les faibles ouragans caractérisés par des vents de 199 à 153 km/h avec une pressions minimale au niveau de la mer supérieure à 980 hpa entraînant une élévation du niveau de la mer comprise entre 1 et 1,70 m. Les dommages engendrés par cette catégorie sont limités aux arbustes et aux habitations non fixées au sol. 
La catégorie 2 comprend les ouragans moyens caractérisés par des vents de 154 à 177 km/h avec une pression minimale au niveau de la mer comprise entre 979 à 965 hpa entraînant une élévation du niveau de la mer comprise entre 1,80 et 2,60 m. Les dommages engendrés par cette catégorie sont limités aux toits des habitations. Les embarcations peuvent être libérées de leur mouillage.
La catégorie 3 comprend les ouragans intenses caractérisés par des vents de 178 à 209 km/h avec une pression minimale au niveau de la mer comprise entre 964 à 945 hpa entraînant une élévation du niveau de la mer comprise entre 2,70 et 3,80 m. Les dommages engendrés par cette catégorie consistent en l'arrachage des arbres, des fenêtres et des portes. De nombreuses inondations et destructions d'habitations se produisent près des côtes.
La catégorie 4 comprend les ouragans extrêmes caractérisés par des vents de 210 à 249 km/h avec une pression minimale au niveau de la mer comprise entre 944 à 920 hpa entraînant une élévation du niveau de la mer comprise entre 3,90 et 5,60 m. Les dommages engendrés par cette catégorie consistent en l'arrachage de la plupart des arbres ainsi que les panneaux d'affichage. Les terrains situés sur le rivage à 3 m au-dessus du niveau de la mer sont inondés. Une forte érosion s'exerce sur les plages.
La catégorie 5 est celle des ouragans, catastrophiques caractérisés par des vents de plus de 249 km/h et une pression minimale au niveau de la mer inférieure à 920 hpa entraînant une élévation du niveau de la mer supérieure à 5,60 m. Les dommages engendrés par cette catégorie consistent en l'arrachage de la totalité des arbres et la destruction de nombreuses habitations et la plupart des toitures.
 
LETTRE P :

- Paraglaciaire : qualifie à la fois les processus et la séquence temporelle qui accompagnent la phase de transition entre le glaciaire et le post-glaciaire. Elle est marquée par une fonte massive de la glace des glaciers et celle du sol, de la glace morte, et un ruissellement important qui entraîne une mobilisation massive de sédiments. Les versants glacés sont affectés par une décohésion des parois rocheuses et des mouvements de masse. Dans le même temps, on assiste à la reconquête végétale des espaces déglacés. Ce terme a été proposé en 1971 par J.M. Ryder pour insister sur les particularités de la sédimentation fluviatile post-glaciaire. En 2002, C. Ballantyne l'a élargi à l'ensemble des processus non glaciaires à la surface de la Terre, aux accumulations sédimentaires, modelés, systèmes morphogéniques et paysages, directement conditionnés par les glaciations-déglaciations. Le principe unificateur de cette nouvelle branche de la géomorphologie est la décroissance de la disponibilité des sédiments glacigéniques en fonction du temps et des processus en action.
- Pergélisol : sol gelé en permanence. La formation du pergélisol nécessite une température moyenne de l'air inférieure à -8°C. L'existence de pergélisol dans des zones moins froides témoigne d'héritages quaternaires.
- Petit Age glaciaire : période de détérioration climatique ayant affecté le globe du milieu du XVIème siècle à la fin du XIXème siècle. Elle se caractérise par un abaissement des températures estivales et une augmentation des précipitations hivernales, conduisant notamment à la réavancée des appareils glaciaires arctiques et alpins. L'avancée maximale des glaciers de la zone tempérée est atteinte entre 1700 et 1850, elle est plus tardive en Arctique (aux alentours de 1900).
- Poussières atmosphériques (ou éoliennes) : éléments d'origine et de composition diverse, en suspension dans l'atmosphère et transportée par elle.
1/ Aérosols : transport de poussières, vent de poussières, courant éolien, tempête de poussières, dust-bowl, brumes sèches sont des termes qui se regroupent dans une même entrée et se réfèrent tous au transport éolien de particules en suspension. La suspension est le mécanisme de transport éolien qui permet aux particules fines terrigènes d'atteindre de hautes altitudes et de parcourir des distances intercontinentales. Les particules transportées en suspension dans l'air sont fines, de la taille des argiles et des limons. De nature variée, elles sont essentiellement minérales mais aussi d'origine biologique, végétale et animale (fragments de fibres végétales, de spores, de diatomées et de micro-organismes divers) et s'enrichissent aussi d'une pollution par des activités humaines - pouvant atteindre 10 % de leur masse volumique totale dans l'hémisphère Nord - (particules métalliques, suies, cendres ou fly-ashes) et de micro-poussières météoriques d'origine cosmique, d'une grande diversité de formes et d'état, de surfaces originels ou acquis lors du transport. L'éruption volcanique du Mont Pinatubo, aux Philippines en 1991, a projeté jusque dans la stratosphère de grands nuages de particules et de gaz, incluant de l'oxyde de soufre qui, combinés à la vapeur d'eau ont donné de l'acide sulfurique. En réfléchissant le rayonnement solaire vers l'atmosphère, les aérosols sont responsables du refroidissement de la surface terrestre. Le transport éolien se fait en suspension dans l'atmosphère, suivi d'une retombée ou d'un dépôt qui participe aux sédimentations dans des aires désertiques et, surtout pré-désertiques : Sahara central, Sinaï, sud marocain, Canaries. Ce transport éolien se fait aussi sous forme de brumes sèches. La brume sèche peut être considérée comme un brouillard léger avec une visibilité supérieure à 1 km. Il faut différencier brume sèche et brume humide. La brume sèche accompagnée de peu de vapeur d'eau se forme fréquemment dans les milieux secs pendant les périodes de beau temps. Elle est un mélange de poussières naturelles ou artificielles de limons et de sables fins qui sont soulevés à partir du sol par des mouvements tourbillonnaires de l'air de la basse atmosphère. La brume humide, fréquente dans les zones tropicales humides, est due à un rassemblement assez dense de gouttes d'eau dans l'atmosphère. Il suffit d'un faible refroidissement pour que les gouttelettes grossissent et forment un brouillard. Le Sahara est un grand fournisseur de poussières et de brumes sèches : au nord vers le Groenland, à l'est jusqu'au Kazakhstan, au sud vers le golfe de Guinée ; vers l'ouest, depuis 1965, les alizés transatlantiques ont exporté des poussières sahariennes jusqu'aux Bermudes, à la Barbade et de Miami aux côtes du Brésil (allochtonie) avec un taux tel qu'elles peuvent être nuisibles aux sujets fragiles du point de vue respiratoire et/ou cardiaque. 
2/ Le dust-bowl américain : des vents de poussières ont ravagé pendant les années 1930 les grandes plaines d'Amérique. Cinq états furent concernés : Texas, Oklahoma, New Mexico, Colorado, Kansas sur 40 millions d'hectares, y réduisant la visibilité à moins de 100 m. Ce dust-bowl fut un désastre écologique et humain dû à une sécheresse durable et à une sur-exploitation des terres. Des millions d'hectares de terres cultivables furent stériles et des centaines de réfugiés écologiques réduits à fuir en Californie où, sans terre, ils erraient pour devenir ouvriers agricoles. En Mai 1934, un nuage de particules arraché des sols fut entraîné jusqu'à 2400 km vers l'est. Le phénomène de tempête de poussières affecte aussi bien les Grandes Plaines nord américaine que l'Arabie, le désert de Gobi et ses marges en Mongolie, le Taklamakan au nord-ouest de la Chine que le désert du Sahara.
 

LETTRE S :

- Sahélisation : utilisé dans un contexte d'assèchement à l'échelle géologique ou à l'échelle humaine par suite d'activités et notamment de feux de brousse, pour définir le passage d'une savane boisée ou arbustive ou d'une forêt dense sèche à un couvert végétal progressivement ouvert. Les forêts denses sèches régressent surtout sous l'effet des feux de brousse. La réduction de la strate herbacée favorise les divers processus d'érosion mécanique (érosion hydrique, érosion éolienne). Les feux de brousse sauvages sont très destructeurs : ils brûlent les graines des plantes annuelles, le pied et l'écorce des arbres, qui en meurent, détruisent la litière, participent au compactage des sols. Les feux de savane attaquent en profondeur les couches cespiteuses des graminées et des cypéracées, détruisant les bourgeons placés entre la base des chaumes et les feuilles inférieures. Des espèces vivaces de la savane seront remplacées par des annuelles : c'est la sahélisation.
- Savanisation : le Sahel est la zone semi-aride qui, au sud du Sahara, s'étire de l'Atlantique à la mer Rouge, caractérisée par l'irrégularité des pluies, les sécheresses récurrentes, les sols minces et épuisés, le couvert végétal ouvert de steppe dégradée, des sociétés d'éleveurs et de cultivateurs, sociétés fragiles qui doivent sans cesse faire face à des crises de subsistance accrues par le doublement de la population dans les 50 dernières années. La savanisation désigne la disparition de la forêt au profit de la savane. Les sécheresses associées à des comportements humains inadaptés, notamment les feux qui ne sont pas des brûlages précoces préventifs, en sont les causes.
- Steppe : les steppes peuvent être boisées, suffrutescentes (plantes molles), herbeuses avec une strate herbacée basse (moins de 80 cm), aux touffes distantes, aux limbes foliaires filiformes et enroulés sur eux-mêmes.
- Sécheresse : le glossaire international d'hydrologie propose deux définitions de la sécheresse
1/ Absence prolongée ou déficit marqué des précipitations.
2/ Période de temps anormalement sec entraînant une pénurie d'eau dont il résulte un abaissement de l'écoulement des cours d'eau, un abaissement des lacs et des nappes souterraines, pouvant les amener à l'assèchement. La sécheresse ne peut se définir par des totaux pluviométriques annuels ni par des volumes écoulés annuels ; sont à prendre en compte les dates de commencement de la saison des pluies (le total des précipitations doit atteindre 20 mm en 1 ou 2 jours consécutifs), la durée de la saison humide, celle de la période déficitaire. Sont distinguées :
- La sécheresse météorologique, avec des précipitations inférieures de 20 % à la moyenne ;
- La sécheresse hydrologique qui est un déficit en eaux de surface ;
- La sécheresse édaphique qui s'exprime par la diminution de l'infiltrabilité des sols ;
- La sécheresse phréatique s'exprime quand l'infiltration n'alimente plus les nappes.
- La sécheresse agricole est un déficit par rapport aux besoins ruraux en eau.
Les écosystèmes secs sont affectés par des sécheresses récurrentes dont les effets se sont aggravés depuis la moitié du XXème siècle, aggravation qui résulte de la charge démographique croissante et de la difficulté accrue de prévision des stratégies alimentaires et socio-économiques anti-sécheresse.
- SIG ( Système d'Information Géographique) : un SIG est un système permettant de stocker, de traiter et d'afficher de l'information géographique. Un SIG est constitué d'une base de données, mais à la différence d'un fichier "classique", non repérable géographiquement, par exemple le stock de marchandises d'une usine ou d'un commerce, ou bien le catalogue des livres d'une bibliothèque, la base de données d'un SIG comporte toujours une dimension spatiale et la possibilité de l'exploiter à l'aide d'un logiciel adapté ; citons notamment le cadastre, le recensement de la population, les clients d'une entreprise, etc. Un SIG comporte d'une part un système de gestion de base de données (SGBD) qui est un logiciel de traitement d'une information de type alphanumérique (ex : ORACLE), d'autre part une base de données géographiques permettant de localiser avec précision les informations du SGBD. L'échelle et le ressort géographique de cette base peuvent être très variés : de la parcelle cadastrale au monde entier, en passant par la commune, le département, la région, etc. Principaux logiciels de SIG en service : Arcinfo, Mapinfo, Géoconcept, Intergraph, etc.
- Sublimation : processus d'ablation glaciaire par vaporisation de la glace. Il s'agit donc du passage direct de l'eau de l'état solide à l'état gazeux sans phase liquide.

LETTRE T :

- Tornade : violent mouvement en vrille de l'atmosphère provoquant des dégâts catastrophiques dans les régions tropicales.
- Typhon : cyclone des mers de Chine et de l'océan Indien.

LETTRE V :

- Vent : le vent est de l'air qui se déplace dans les trois dimensions, des hautes pressions vers les basses pressions. Sa vitesse s'accroît avec la différence de pression. L'écoulement est soit laminaire - les filets d'air ou lignes de courant sont disposés en couches parallèles - soit turbulent, l'air étant agité de façon désordonnée, par des turbulences qui résultent de frottements contre les rugosités de la surface terrestre, ou associées à des barrières orographiques et à des mouvements convectifs. Les fortes variations de températures entre la zone équatoriale et les zones polaires engendrent des gradients de pression, principale source des mouvements de l'air à l'échelle planétaire. Les vents ont pour conséquence de compenser le déséquilibre thermique. Les vents se différencient selon les échelles :
1/ A l'échelle planétaire la circulation majeure de l'atmosphère dépend de la latitude. Aux latitudes intertropicales soufflent les alizés du NE dans l'hémisphère Nord et du SW dans l'hémisphère Sud. Aux latitudes tempérées de l'hémisphère Nord soufflent les vents d'ouest (westerlies) dans l'hémisphère Sud la circulation éolienne est d'Est (easterlies).
2/ A l'échelle synoptique (1000 à 6000 km), les perturbations des courants d'ouest et, les contrastes thermiques entre océans et continents sont générateurs de vents : ainsi les différences de températures entre continents et adjacents. Les vents catabatiques des déserts froids au Groenland et en Antarctique glissent le long des glaciers et des surfaces enneigées pour minimiser le gradient thermique.
3/ A l'échelle moyenne (10 à 1000 km), il s'agit des brises de mer et des brises de lac? L'orographie est responsable de l'effet de foehn, l'air remontant le long d'un versant perd son humidité et a un effet desséchant lorsqu'il redescend sur le versant opposé.

LETTRE Z :

- Zonalité : Ce concept se réfère à la distribution zonale climatique (ceintures) selon les latitudes. Il a été créé dans l'Antiquité par les Grecs, qui ont développé la notion de zone climatique et reconnu l'influence de la latitude dans les différences d'intensité de l'insolation et le changement saisonnier de la durée du jour. Avec les progrès de la météorologie, la zonalité se complique d'autres facteurs : les masses d'air, la circulation atmosphérique, l'étagement, les barrières montagneuses, les effets des activités humaines. Il n'existe pas d'activité humaine qui ne soit influencée par le climat ; la transhumance par exemple est fortement dépendante des altitudes et des latitudes. Dans le monde tropical, la plupart des plantations de café et de thé se trouvent se trouvent sur des versants moyens où les températures et l'humidité sont les plus favorables. On parle de banana belt, de coton belt, de corn belt et d'aire de récréation : sun belt et snow belt.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site